Interlude

Salon littéraire : ou comment faire pleurer son portefeuille

J’ai passé la journée d’hier à un salon littéraire avec un ami. J’avais un peu parcouru la liste des auteurs présents, sans réellement noter les titres qui me paraissaient intéressants, préférant faire jouer la sérendipité en flânant dans les allées. Et en flânant, effectivement, j’ai trouvé trois romans qui me paraissaient sympathiques à lire.

(Et j’ai pu constater que la gestion de l’espace était très approximative. Des allées pas assez larges, des « gros » auteurs trop rapprochés les uns des autres, des files d’attente pas organisées, des flux contraires de circulation, ça créée rapidement une ambiance un peu anxiogène. )

J’ai commencé par acheter Quatre-vingt-dix secondes, de Daniel Picouly. Voici le résumé « « Le diable a bu du rhum. On a souillé les églises, déterré les cadavres. Saint-Pierre doit se repentir. Tandis que je crache de la boue et du feu, que je ravage les champs, les bêtes et les hommes, ils battent des mains comme des enfants à Carnaval. Ils oublient de redevenir des animaux sages, de faire confiance à leur instinct. Fuyez ! Je suis la montagne Pelée, dans trois heures, je vais raser la ville. Trente mille morts en quatre-vingt-dix secondes. »

Avec une verve baroque et vibrante, Daniel Picouly, prix Renaudot pour L’Enfant Léopard, incarne l’épopée terrifiante de la Montagne Pelée, force mythologique, dans un roman foisonnant aux résonances étrangement actuelles. »

Le titre et la couverture m’avaient intrigué, alors j’ai jeté un coup d’oeil au résumé. Le fait est que j’adore les volcans, alors je me suis dit « pourquoi pas ». Les premières lignes m’ont convaincue ; et un livre dans la cagnotte au bout de même pas dix minutes de salon !

J’ai ensuite acheté Les hommes incertains, d’Olivier Rogez. Là, clairement, j’ai craqué sur la couverture. Parce que l’architecture traditionnelle russe me plaît beaucoup..et le résumé me paraissait attrayant. Jugez.  » Anton a vingt ans. Fraîchement débarqué de Sibérie, il vit à Moscou chez son oncle Iouri Nesterov, haut responsable du KGB. Autour d’eux, le monde s’effondre. Nous sommes en 1989, la fièvre de la perestroïka s’est emparée de leur pays et la chute du mur de Berlin va entraîner celle de l’Union soviétique. Chargé de surveiller de près la lutte politique qui se joue au sommet de l’État, spectateur désabusé d’un régime qu’il ne défend plus que par devoir, Iouri ne croit plus aux idéologies ni aux révolutions. Dans cette ville bouillonnante où se joue le drame collectif d’une nation, il accompagne la folle destinée de personnages déboussolés par l’époque : la peintre Helena, Aliona et ses talents divinatoires auxquels Anton ne reste pas longtemps insensible, Gueorgui le sombre Géorgien, ou encore le mystérieux starets qui semble surgir de la Russie prérévolutionnaire. Alors que l’affrontement entre Mikhaïl Gorbatchev et Boris Eltsine menace de disloquer l’empire rouge, Iouri et Anton vont chacun à leur façon chercher à influencer le cours des événements.
Les révolutions sont toujours l’occasion de mettre en valeur les grands hommes, à condition toutefois de ne pas se laisser dévorer : entre le sauve-qui-peut général et le chacun-pour-soi, ne risquent-ils pas d’y laisser leur âme ? »

Et enfin, j’ai craqué pour Eden, de Monica Sabolo. Un peu sur un coup de tête je l’avoue. (Et du coup j’ai mal compris le résumé, je m’étais arrêtée aux toutes premières lignes. ) Mais bon, ça avait l’air intéressant ! Voici de quoi il retourne.

 » « Un esprit de la forêt. Voilà ce qu’elle avait vu. Elle le répéterait, encore et encore, à tous ceux qui l’interrogeaient, au père de Lucy, avec son pantalon froissé et sa chemise sale, à la police, aux habitants de la réserve, elle dirait toujours les mêmes mots, lèvres serrées, menton buté. Quand on lui demandait, avec douceur, puis d’une voix de plus en plus tendue, pressante, s’il ne s’agissait pas plutôt de Lucy – Lucy, quinze ans, blonde, un mètre soixante-cinq, short en jean, disparue depuis deux jours –, quand on lui demandait si elle n’avait pas vu Lucy, elle répondait en secouant la tête : « Non, non, c’était un esprit, l’esprit de la forêt. » »

Dans une région reculée du monde, à la lisière d’une forêt menacée de destruction, grandit Nita, qui rêve d’ailleurs. Jusqu’au jour où elle croise Lucy, une jeune fille venue de la ville. Solitaire, aimantant malgré elle les garçons du lycée, celle-ci s’aventure dans les bois et y découvre des choses, des choses dangereuses…
La faute, le châtiment et le lien aux origines sont au cœur de ce roman envoûtant sur l’adolescence et ses métamorphoses. Éden, ou le miroir du paradis perdu. »

Et voilà qui conclut ce passage en salon littéraire – et qui agrandit encore plus ma pile de livres à lire !

Rejoindre la conversation

2 commentaires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créer un nouveau site sur WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :